Première visite ?

Bonjour et bienvenue sur Radio Cinémania, le blog des cinéphiles qui aiment la radio, le blog des auditeurs qui aiment le cinéma... G.A.



12 décembre 2010

Fin de concession

Vous pouvez retrouver une longue interview du documentariste Pierre CARLES dans l'émission CINEMANIA. Son dernier film Fin de concession s'interroge sur les liens entre médias et pouvoir politique ; il est actuellement projeté au cinéma RIO à Clermont-Fd. http://www.cinemalerio.com/index.phpoption=com_content&task=view&id=1900&Itemid=254

Diffusion de l'entretien en deux parties les samedis 11 et 18 décembre à 18h, les lundi 13 et 20 décembre à 18h30 sur RADIO ARVERNE 100.2/89.8 www.radioarverne.com

1 décembre 2010

L'Inde parfumée

Une brève pour annoncer la Nuit indienne de CINEFAC, le vénérable et toujours actif ciné-club universitaire clermontois. Ouvert à tous et toujours installé dans le grand amphithéâtre de la faculté des Lettres, il vous offre sans faillir un court-métrage suivi d'un "grand" film, comme on disait autrefois. Format 35mm, patrimoine et inédits, noir et blanc et couleurs, CINEFAC joue au fil des semaines la carte de l'éclectisme.
Des événements sont aussi au programme contre 3€ (1.50€ tarif réduit), comme ce film indien inédit, intitulé DIL SE et projeté mardi 14 décembre à 20h30.
Les détails seront dans l'émission CINEMANIA sur RADIO ARVERNE 100.2/89.8, samedi 11 à 18h & lundi 13 à 12h30. En direct sur http://www.radioarverne.com/

24 novembre 2010

Magma, le film qui porte bien son titre

"L'Auvergne est un grand plateau de tournage." Ce n'est pas RADIO CINEMANIA qui a inventé cette heureuse formule, et je le regrette. Quoi qu'il en soit, elle est vérifiée par la production cinématographique française ce mois-ci encore. Le site de la Commission du film en Auvergne, chargée de faciliter la venue et le travail des équipes de cinéma, vous en donne quelques nouvelles : http://www.clermont-filmfest.com/index.php?m=90

Après la somptueuse Princesse de Montpensier de l'intelligent Bertrand TAVERNIER, voilà donc Magma, second long-métrage de Pierre VINOUR, sorti le 17 novembre et tourné dans la capitale et les montagnes puy-dômoises : enneigées, brumeuses, gelées, glaciales, elles répondent au voeu du réalisateur pour revêtir le film d'un air nordique. Dans l'imaginaire cinéphile au moins, oui, les tourbières et plateaux peuvent prendre un aspect islandais. Les acteurs ne sont pas mal, de Medhi Nebbou et Natacha Régnier, à Arly Jover ou Aurélien Recoing. La musique signée des cordes de Zone libre accompagne sans heurts l'image et le traitement recherché du son.
Malheureusement, le spectateur se décroche la mâchoire à bâiller devant cette interminable (1h38 au chrono, mais on la sent passer...) affaire à tiroirs, qui se veut un suspens sur fond psychologique. Je suis presque sûre qu'en grattant un peu, on trouverait là un substrat tragique, puisque les thèmes de la culpabilité et du passé comme "ravissement" de la conscience et entrave à la rencontre de soi-même concluent lourdement Magma. Le problème, c'est qu'une histoire sinueuse comble le public lorsqu'elle vise à l'étonner, l'émouvoir, le charmer, le happer... En l'occurrence, on a grand hâte que la fin arrive, dans cette atmosphère qui joue la carte de la froideur et de la grisaille à la façon de Haneke, référence dont Pierre Vinour ne se réclame pourtant pas. Pour finir, les éminents rédacteurs du dictionnaire Larousse définissent, au sens métaphorique, le magma comme un "mélange confus, inextricable de choses abstraites"... Choisir ce terme pour titre n'est-il pas un risque inconsidéré, même s'il a sans doute l'avantage de ne pas exiger de traduction dans certains pays ?

De retour à Clermont-Ferrand pour honorer le soutien des collectivités locales, le cinéaste a été interviewé la semaine passée dans l'émission CINEMANIA, et il vous suffira de demander le fichier en laissant un commentaire pour en savoir davantage. Le sujet vous sera alors gracieusement envoyé par RADIO CINEMANIA.
RADIO ARVERNE 100.2/89.8 http://www.radioarverne.com/
* Pour voir le film jusqu'au 30 novembre, c'est au cinéma LE RIO à Clermont-Ferrand : http://www.cinemalerio.com/ - A visiter : http://www.pierrevinour.com/site/?page_id=21 *

5 novembre 2010

Mystères de Lisbonne, beauté du désir

Etes-vous prêt(e) à tenter un pari presque fou ? Fou, parce que, par les temps qui courent, c'est plutôt le Blitz qui est en vigueur, le digest, le light, l'instantané, le lyophilisé... Raoul RUIZ, l'insolite et souvent surprenant cinéaste natif du Chili, n'a jamais eu peur de rien à l'écran. Qu'il entre dans la tête du peintre Klimt, qu'il adapte Proust ou s'amuse des arcanes de la psychanalyse en filmant l'écrivain Patrick MODIANO, qu'il tourne une série B. avec Anne Parillaud ou mette en scène Jean-Pierre LEAUD et Sheila dans L'île au trésor, Raoul RUIZ entraîne souvent le spectateur là où on ne l'attend pas. Ce qui compte, c'est qu'il nous emporte dans un pays inconnu, dans un temps rêvé, qu'il fasse de la vie un roman.

Le romanesque est précisément au coeur de la dernière production de Raoul RUIZ, Mystères de Lisbonne : 4h26 pour déployer un récit chatoyant plein de rebondissements échevelés, adaptés de celui qu'on dit le "Balzac lisboète", Castelo Branco. Quelque dix-huit copies seulement circulent en France, la durée du film est hors normes, et c'est donc un pari sur la curiosité, le désir, l'intelligence et la soif de culture du spectateur que prend le cinéaste. Irez-vous contre le vent et le courant, pour avoir la patience de vous plonger dans ce fleuve intense et fiévreux charriant mille péripéties au fil de ses méandres aventureux ?

Si oui, du côté de Clermont-Ferrand, c'est seulement au cinéma LE RIO (RIO GRANDE !!) que vous pourrez embarquer jusqu'au lundi 15 novembre http://www.cinemalerio.com/
Ce choix de programmation est audacieux, il embellit la vie cinéphile.
*** Mystères de Lisbonne est au sommaire de l'émission CINEMANIA samedi à 18h et lundi à 12h30 sur RADIO ARVERNE 100.2/89.8 http://www.radioarverne.com/ - RAPHAEL G., l'un des aimables chroniqueurs estivaux de l'émission, fait également son retour sur les ondes et donne sans fard son avis sur quelques films à l'affiche : navets ou petits bijoux, n'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez. ***
[Voir aussi la rubrique Sorties de la chaîne Clermont 1ère en date du 3 novembre : http://www.clermont1ere.com/programme_liste.php?em=sorties ]

20 octobre 2010

Lonsdale l'impérial



Cette semaine, l'émission CINEMANIA n'est pas peu fière ! C'est qu'elle est tout entière consacrée à l'immense comédien MICHAEL LONSDALE, en interview pendant 30 minutes.

Que dire de plus? C'est un honneur autant qu'un plaisir d'avoir pu rencontrer cet homme hors du commun, cet artiste chaleureux et talentueux que sa carrière a conduit à collaborer avec Marguerite DURAS, Louis DE FUNES, Roger MOORE ou François TRUFFAUT.

Actuellement à l'affiche de Des hommes et des dieux de Xavier BEAUVOIS, Michael LONSDALE sera SAMEDI 23 octobre à 18h et LUNDI 25 octobre à 12h30 sur l'antenne de RADIO ARVERNE 100.2/89.8 http://www.radioarverne.com .

14 octobre 2010

Ceci n'est pas un western

La vie au ranch, alias Rohmer 2010 (comme il y a eu Boccace 70), alias Comment je ne me suis pas disputée (ma vie pas sexuelle)... C'est le premier long-métrage de la réalisatrice SOPHIE LETOURNEUR qui est programmé jusqu'au mardi 26 octobre au cinéma LE RIO à Clermont-Ferrand, salle "monoplexe sans complexes" qui, décidément, fait beaucoup en ce moment pour les rencontres cinéphiles. http://www.cinemalerio.com/

Produit par l'ACID, le film affiche sa liberté et son esprit non conformiste, ce qui lui a déjà valu quelques prix et une programmation à Cannes.
La vie au ranch, ou la chronique de la vie étudiante à travers un groupe de filles qui boivent sec, sèchent les cours, courent les gars, gâchent leur temps, tentent leur chance, chancellent ... Sms, crises de rire, chansons hurlées, beuveries, bouffe toute prête, robes trop moulantes, stages pour commencer à travailler ou vacances bricolées au vert, c'est peut-être un peu de l'air du temps que capte le film. Certes, elles ne semblent pas avoir de soucis d'argent ou de boulot, ces poulettes qui sillonnent Paris et essaient d'entrer en boîte. On ne pense pas aux manifs anti-réforme des retraites quand on les voit se dandiner sur leurs talons - ce qui agacerait un peu, en cette période où "tout est politique", pour se référer à un fameux mois de mai -, mais il n'est pas inintéressant de se balader avec elles des Halles aux monts d'Auvergne. Leur futilité est aussi celle de l'époque, qui cantonnerait volontiers les jeunes à la fête et à l'insouciance d'échanges virtuels périssables. Pourtant, le dénouement du film montre que le temps qui passe a prise sur la plus tonitruante des écervelées, et que la jeunesse est une grâce qui ne dure guère.

6 octobre 2010

Radio +

Une expérience nouvelle étant toujours bonne à tenter, voilà que l'animatrice de CINEMANIA a été sollicitée pour aller se montrer à la télévision, en l'occurrence sur la chaîne locale Clermont 1ère.
Bilan : accueil sympathique, moment plaisant... et comme toujours débit rapide pour dire un maximum de choses, dans un temps qui paraît très court quand on est en direct. Au programme de cette rubrique : la semaine du cinéma RIO à Clermont-Ferrand consacrée au cinéma italien. Pour voir les images, se rendre à cette adresse http://www.clermont1ere.com/programme_liste.php?em=sorties

Détails sur cette programmation sur le site http://www.cinemalerio.com/.
ps. Un grand merci à Marie, pour la compagnie et le soutien!

20 septembre 2010

Reprise

Reprise est le titre d'un bon film documentaire d'Hervé Le Roux, consacré en 1997 à un épisode post-68, le retour au travail des ouvriers grévistes d'une usine de banlieue, chez Wonder... Mais c'est tout simplement l'heure de la reprise de l'émission CINEMANIA que signale cet article.

C'est donc chaque SAMEDI à 18h et le LUNDI à 12h30 que RADIO ARVERNE 100.2/89.8 ouvre son antenne au cinéma. A l'horizon des 25 et 27 septembre, une interview de Renaud FELY, venu au cinéma RIO de Clermont-Ferrand présenter son long-métrage Pauline et François. Le réalisateur était accompagné de l'avenant Yannick RENIER, sa vedette masculine, partenaire de Laura SMET, Léa DRUCKER (toujours impeccable), Gilles COHEN et l'impérial André WILMS, intense dans le rôle d'un père éprouvé par la vie. R. FELY a été assistant de PIALAT pour Van Gogh et de Pascale FERRAN, pour Lady Chatterley ; on note l'influence du travail de ces réalisateurs sur la vision de la nature limousine et du simple quotidien rural des personnages.

Ce film sensible sera à l'affiche du cinéma RIO du 22 septembre au 5 octobre. Les détails sont sur le site http://www.cinemalerio.com/




15 juillet 2010

L'heure d'été


Le blog RADIO CINEMANIA se met à l'heure d'été, comme l'émission CINEMANIA diffusée chaque semaine sur RADIO ARVERNE 100.2/89.8 (Clermont-Ferrand et sa région) - http://www.radioarverne.com DIFFUSION les SAMEDI à 18h & LUNDI à 12h30.

C'est une programmation musicale éclectique que vous a concoctée la productrice-animatrice et que vous propose CINEMANIA durant la période estivale, juste pour le plaisir...

16 mai 2010

Tout pour plaire...

Image de Claude Renoir, robes de Cardin, perruques de Carita, rues de Paris parcourues en Ford Mustang écarlate et DS laquée, le film que RADIO CINEMANIA met aujourd'hui à l'honneur paraît avoir tout pour plaire. Tout, vous dis-je, puisqu'on y trouve aussi l'élégantissime MICHEL PICCOLI, comme toujours impeccable en costume de grand bourgeois, et JANE FONDA : blonde, juvénile, la peau satinée et la silhouette ambrée, elle ne ménage ni ses forces, ni ses formes, et défile aux trois quarts nue sous l'objectif sophistiqué d'un metteur en scène évidemment épris.

Lui, c'est bien sûr ROGER VADIM, et c'est fin 1965 la deuxième fois qu'il dirige le pur-sang américain. La Curée vient après La Ronde, en 1964, et précède Barbarella et un sketch des Histoires extraordinaires où Vadim ne fait vraiment pas le poids face à MALLE et, surtout, au Toby Dammitt de FELLINI. Plus de quarante ans après la sortie de La Curée, on se demande quelle mouche avait piqué le Vadim des sixties, qui ne cessait d'adapter en 35 mm des classiques littéraires ; après Laclos, Schnitzler, Sade, le voilà qui s'attaque à Zola. Jean CAU, prix Goncourt 1961 et ennemi in fine des gauchistes, lui apporte son aide pour ce luxueux produit franco-italien.

Si les cinéphiles des années 2000 peuvent se régaler des airs pop signés Jean-Pierre BOURTAYRE et Jean BOUCHETY, de quelques plans pris dans les rues parisiennes, du chouette vestiaire porté par JANE FONDA (de la culotte chair au manteau du soir, du kilt fantaisie aux bottines courtes) ou des décors très Hôtel particulier avant la lettre, l'ensemble est assez consternant. Eh oui, Peter Mc Enery ne sert à rien en jeune premier décoratif, rôle creux du fils soi-disant sulfureux (pensez : il étudie le russe et le chinois, comble de l'horreur pour un journaliste du Figaro littéraire!) de Saccard, magnat de la bourse joué avec panache par PICCOLI. Le film enchaîne avec lourdeur des scènes vaguement érotiques destinées à faire monter le désir entre Saccard junior et sa trop jolie belle-mère. Erotiques, mais non censurables en 1966 : elles possèdent donc cette saveur elliptique qu'on prisait alors, tissée de transparences, jeux d'ombres et moments bien choisis. La palme va à une étreinte folle filmée en reflet dans une paroi de métal brossé... Bonjour l'effet baraque foraine!

Pour finir, La Curée vous offrira quelques grains de sel : le toujours impérial JACQUES MONOD passe une fois encore dans quelques scènes en banquier mondain, le professeur de chinois roule dans une de ces cocasses monoplaces ovoïdes dont le nom m'échappe malheureusement pour l'heure, le film fait curieusement référence au rugby, probablement sous l'influence de Cau, et il comporte une de ces scènes de danse psychédélique alors presque obligées. Et, last but not least, il vous faudra attendre les dix dernières minutes pour apercevoir DOMINIQUE ZARDI en personne, de dos - mais quel dos, quel crâne, quelle nuque ! - en train de gober un toast au buffet du bal vert de Saccard. Oui, DOMINIQUE ZARDI, avouez que ça valait la peine d'attendre. Un site étant dédié à cet acteur singulier, une visite vous réjouira sans doute : http://zardi.free.fr/DZARDI/

26 avril 2010

Une star nommée Modiano

Quand un grand (le mot est faible) écrivain aime le cinéma, il en est bien sûr question dans ses romans. Souvenirs de starlettes aux yeux perdus, fantômes de figurantes d'avant-guerre, producteurs spectraux ou films d'aventures tropicales, détectives à la recherche d'eux-mêmes et limousines dans la nuit, l'auteur de Rue des Boutiques Obscures possède un imaginaire souvent cinéphile.

Mais il est arrivé aussi que Patrick MODIANO écrive des scénarios, du Lacombe Lucien de Louis MALLE à Bon voyage de Jean-Paul RAPPENEAU. Certaines de ses oeuvres ont été adaptées à l'écran avec plus ou moins d'intelligence, il faudra y revenir un jour. Enfin, les spectateurs aux goûts littéraires que nous sommes se délectent des deux minutes de Généalogies d'un crime (1997) où, par amitié pour Catherine DENEUVE, le génial Raoul RUIZ filme un romancier pour la jeunesse qui dit, en paraissant s'en excuser, "J'écris lentement..." Bob Christine/Patrick Modiano, ou l'élégance qu'on devine personnelle d'un auteur plutôt photogénique. Une émission spéciale de CINEMANIA a été consacrée à cet aspect de la carrière de l'auteur.


Un site très riche et souvent pourvu de documents rares entretient abondamment les rêveries des lecteurs de MODIANO, et il propose une intéressante page sur les rapports entre le prix Goncourt 1978 et le cinéma. On y revoit avec plaisir cette séquence fameuse de l'émission mythique Cinéma cinémas au cours de laquelle l'auteur se remémore le Pax, salle parisienne engloutie sous la poussière du temps... Un beau moment !

24 mars 2010

Minuit cinéphile

Bien sûr, vous le connaissez, et évidemment vous l'aimez... Voici une trentaine d'années -déjà!- qu'il enchante nos nuits dominicales ou nos semaines en différé, après avoir conclu plaisamment nos soirées : à l'origine, il commençait à 22h30 pour s'achever vers minuit. A mes yeux, le superbe STEWART GRANGER dans Scaramouche, GENE TIERNEY dans Laura, DANA ANDREWS dans Péché mortel, HARRY BAUR dans Samson ou ALBERTO SORDI dans Les nouveaux monstres incarnent par exemple l'âme de ces films splendides qu'on croit parfois voir en rêve.

Maltraité, bafoué, torturé dans ses horaires, il tient bon grâce à l'originalité de son concepteur , la qualité de ses choix et la fidélité farouche de ses amateurs. Bref, PATRICK BRION est notre dieu, et notre bien-aimé CINEMA DE MINUIT est l'ardente chapelle de nos amours cinéphiles !


Deux blogs existent, toujours intéressants à consulter : le premier a été fondé par M. Brion lui-même, le second est nourri par un actif spectateur.




15 mars 2010

Nanar Palace

Tiens, on va rire un peu à l'occasion d'une récente diffusion télévisée d'un film oublié...


Quelle production réunit sur un plateau (de novembre à décembre 1976) des comédiens aussi intéressants que FRANCOISE FABIAN, MAURICE RONET, KLAUS KINSKI, François Perrot, André Falcon, Roland Bertin ou le jeune Pascal Greggory? Vous salivez déjà, et battez des mains en apprenant que la musique du film est due à GAINSBOURG (arrangements de Jean-Pierre Sabar) ou que l'oeuvre qui inspira l'affaire est signée, non pas de Françoise Sagan, mais de quelqu'un de sa famille : son frère chéri, Jacques Quoirez.


Allez, vous n'y tenez plus, et cherchez la réponse. Mais oui, JUST JAECKIN est à la mise en scène - très intermittente - trois ans après le triomphe d'Emmanuelle... et il aggrave son cas! Que le réalisateur né à Vichy en 1940 se lance dans le cinéma érotique à la française n'est pas indigne en soi, mais là... On reste stupéfait de la disparité entre l'élégance de Madame, très belle Françoise Fabian sortie de chez Maud depuis sept ans, et l'incommensurable niaiserie de ce qui se dit et se fait dans ce luxueux pince-fesses. Une poignée de jeunes personnes pas frileuses complète le tableau, Murray Head dont on n'aura jamais compris l'intérêt d'en faire un acteur joue très mal le maquereau mondain et grattouille sa guitare sans comprendre grand chose, il y a des Américains comploteurs (décoratifs et libidineux) et une brochette de flicaillons indiscrets, grivois et épais à souhait. N'oublions pas la panouille dorée de Maurice Ronet, qu'on sait souvent plus intéressé par les conditions que par le scénario, et quel gâchis!


Bref, le tout est filmé avec trois filtres sur l'objectif dans quelques intérieurs cossus (hôtel Régina au Louvre ou meubles design) et costumé par Guy Laroche, Renoma ou Renata. Le budget cossu remercie même au générique de fin ses mécènes : Leica pour les photos du maître-chanteur et une marque de whisky! On voyage entre les continents et les fantasmes à deux sous, et on prononce les plus lourdes âneries avec des airs de scander du Corneille. Quand j'aurais ajouté qu'il se dit que Jacques Quoirez faisait des "essayages" (quelle délicatesse!) pour le compte de la fameuse proxénète, ce qui est mis en scène par le film, vous aurez saisi tout l'intérêt de cette oeuvrette que le temps a rendue presque comique.

Et si vous vous demandez pourquoi je l'ai regardée, c'est que je ne l'avais jamais vue et que je ne peux pas résister à un beau générique des années 70!
Au fait, il y eut une suite en 1981, Madame Claude 2 avec Alexandra Stewart et Bernard Fresson. Sans doute encore de la pellicule gâchée...
Pour plus de détails, la fiche de la BIFI : http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=49300

A déguster aussi : une chanson de film par Jane Birkin Yesterday yes a day, à écouter sur http://www.deezer.com/fr/#music/result/all/jane%20birkin


13 mars 2010

La reine des pommes, par Valérie Donzelli

L'émission CINEMANIA de la semaine (samedi 13 mars à 18h & lundi 15 mars à 12h30 sur RADIO ARVERNE 100.2/89.8/www.radioarverne.com) met à l'honneur le premier long-métrage de VALERIE DONZELLI, jusqu'ici comédienne pour Benoît Jacquot ou Anne Fontaine : LA REINE DES POMMES.

En haut, la réalisatrice avec ses deux acteurs principaux, au Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz.

La reine des pommes ou un "burlesque érotico-chanté" (Yannick Lemarié, revue Positif), où Valérie Donzelli joue Adèle, aux côtés de Béatrice de STAEL, Laure MARSAC et surtout Jérémie ELKAÏM. Surtout, car l'acteur et co-scénariste incarne quatre personnages à lui seul, quatre facettes de l'amant possible de l'héroïne. On s'amuse souvent avec ce film, dont on peut apprécier la modestie et la simple ambition de divertir, entre autres par des variations sur quelques références cinématographiques, de TRUFFAUT à DEMY, avec un détour par Christophe HONORE pour les chansons "semi-parlées" qui accompagnent l'action. C'est BENJAMIN BIOLAY qui en signe les arrangements, ce même Benjamin Biolay qui a utilisé la voix de Valérie Donzelli pour le titre 15 août, figurant sur l'album très coté La superbe.


Prix du public au festival Premiers plans d'Angers, cette réalisation devrait en précéder d'autres car son auteur écrit en ce moment Désobéissance, tout en projetant de revenir ensuite aux aventures d'Adèle, Adèle qui rime peut-être avec Antoine Doinel...

11 mars 2010

Une actrice aux commandes


C'est une actrice passée à la réalisation, mais qui ne s'est jamais donné jusqu'à présent de rôle dans ses propres films, qui a été célébrée dans la quatrième émission de la série produite par CINEMANIA pour ARVERNE LE MAG'.

Cette cinéaste désormais auteur de six longs-métrages se nomme NICOLE GARCIA, et on peut admirer l'aisance avec laquelle elle s'attache, depuis Un week-end sur deux, à des êtres forts, tant hommes que femmes. Son dernier opus sorti, Selon Charlie, honore les acteurs, en confiant de très beaux personnages à Vincent Lindon, Jean-Pierre Bacri ou Benoît Poelvoorde...

En 2010 on verra à l'écran le sixième film de Nicole Garcia, Un balcon sur la mer, inspiré par son enfance algérienne.

10 mars 2010

Une pionnière

Le portrait de réalisatrice du 10 mars produit par CINEMANIA pour ARVERNE LE MAG' , toujours diffusé de 17 à 19h en direct, ou le matin de 7 à 9h en rediffusion, nous fait remonter loin dans le temps, puisque c'est une pionnière du cinématographe qui est à l'honneur. Saviez-vous qu'ALICE GUY (connue aussi sous le nom d'Alice Guy Blaché) a réalisé plus de 600 films entre 1896 et 1922? Western, espionnage, policier ou fantastique, elle a touché à bien des genres entre la France et les Etats-Unis.

Sa première fiction, La fée aux choux, est conservée à la Cinémathèque Royale de Suède, mais on peut en découvrir quelques images sur internet... et c'est une jolie curiosité!

http://uk.video.yahoo.com/watch/3801254/10413418




9 mars 2010

La femme-caméra

Ce 11 mars, le quatrième portrait de la semaine offert à ARVERNE LE MAG' par CINEMANIA est consacré à une cinéaste qu'on pourrait nommer "la femme-caméra". Filmant des rues, chats, maisons, plages, murs, théières, des légumes pourris ou des visages ravinés, voilà plus de cinquante ans qu'AGNES VARDA nous enchante par son inventivité, sa subtilité, sa fantaisie et son coup d'oeil.

Comme il n'y a pas de féminin à "génie", on s'arrange autrement... Bravo, Madame Varda !



Retrouvez le blog d'ARVERNE LE MAG' à l'adresse http://invitedujour.over-blog.fr/.

8 mars 2010

Toujours pour la galerie




La semaine consacrée aux portraits de réalisatrices produits par l'émission CINEMANIA continue dans ARVERNE LE MAG', toujours en direct de 17 à 19h, avec une rediffusion le lendemain de 7 à 9h. Rendez-vous vers 18h40 /8h40 pour retrouver la cinéaste du jour.


Mardi 9 mars, c'est JOSIANE BALASKO qui a les honneurs de la rubrique.



Tout ce qu'il faut savoir se trouve là, où l'on peut aussi écouter l'émisson : http://invitedujour.over-blog.fr/

7 mars 2010

Un joli prétexte...











Certes, c'est un prétexte, mais mieux ne pas s'en priver...


C'est donc une semaine de portraits de réalisatrices qui sera produite par l'émission CINEMANIA et diffusée dès le 8 mars par ARVERNE LE MAG' du lundi au vendredi de 17 à 19h (rediffusion le lendemain matin de 7 à 9h).

Jointes à ce mot, quelques illustrations sur l'excellente cinéaste JEANNE LABRUNE qui inaugure la série...

Pour écouter LE MAG' : http://invitedujour.over-blog.fr/

18 février 2010

Qui est le premier invité ?


Cet homme, dont Radio Cinémania publie le portrait, est l'auteur disert de quelques importants succès du cinéma populaire français. Il évoque avec plaisir au micro plusieurs décennies du septième art. L'avez-vous reconnu ?

17 février 2010

Un invité de Cinémania



Voici un premier invité de Radio Cinémania.